Qui contrôle et réglemente les établissements de crédit en France ?
- L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) :
C’est l’organe de supervision français de la banque et de l’assurance.
Depuis la loi du 26 juillet 2013, elle est investie d’une nouvelle mission : veiller à l’élaboration et à la mise en œuvre de mesures de prévention et de résolution des crises bancaires.
Sa création répond à l’objectif de mise en place d’une autorité de supervision forte, disposant d’une vision globale du secteur financier (banque et assurance).
- L’autorité des marchés financiers (AMF) :
Créée en 2003, dotée de la personnalité morale et disposant d’une autonomie financière, elle a pour missions de veiller à la protection de l’épargne investie dans les instruments financiers, à l’information des investisseurs, au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers.
L’AMF apporte son concours à la régulation de ces marchés aux échelons européen et international.
- La Banque centrale européenne (cf. fiche "La Banque centrale européenne et le système européen de banques centrales") :
La BCE, en coopération avec l’ACPR, est chargée de veiller au fonctionnement efficace et cohérent du Mécanisme de surveillance unique (MSU).
Elle a le pouvoir :
• d’effectuer des examens prudentiels, des inspections sur place et des enquêtes,
• d’accorder ou de retirer leur agrément aux banques,
• d’évaluer les acquisitions et les cessions de participations qualifiées,
• de garantir le respect des règles prudentielles européennes,
• de fixer des exigences (ou « coussins ») de fonds propres plus strictes pour contrecarrer tout risque financier.
- Le ministre de l’Économie :
Le pouvoir réglementaire en matière bancaire et financière est directement exercé par le ministre chargé de l’économie, après avis du Comité consultatif de la législation et de la réglementation financière (CCLRF).
ZOOM : le CCLRF, organe consultatif incontournable en matière de législation bancaire et financière
Sur saisine du ministre chargé de l’économie, il est chargé de donner un avis sur tous les projets de textes normatifs à portée générale traitant de questions relatives au secteur de l’assurance, au secteur bancaire, aux émetteurs de monnaie électronique, aux prestataires de services de paiement et aux entreprises d’investissement (loi, ordonnance, décret, arrêté, règlement et directive européens, etc.), à l’exception des textes portant sur l’Autorité des marchés financiers (AMF) ou entrant dans les compétences exclusives de celle-ci.
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