Et Bâle III ?
En réponse à la crise financière de 2008, Bâle III édicte des règles plus contraignantes devant être déclinées progressivement de 2013 à 2019. Bâle III vise principalement à :
- renforcer le niveau et la qualité des fonds propres des banques : le ratio de solvabilité compte plusieurs « coussins » supplémentaires de fonds propres,
- diminuer le levier des banques, c’est-à-dire à limiter leur capacité d’endettement par rapport à leurs fonds propres,
- améliorer et harmoniser la gestion du risque de liquidité : risque pour la banque de ne pas pouvoir faire face, à un moment donné, à ses engagements en mobilisant ses actifs.
L’essentiel de Bâle III porte essentiellement sur une réforme du numérateur du ratio de solvabilité qui comprend :
- les fonds propres les plus stables (Fonds propres Tier 1)
- Ou les plus durs (Fonds propres Commom Equity Tier 1 - CET1).
Regardez la vidéo.
ZOOM : Les établissements à risque systémique
Le Groupe BPCE fait partie de la liste des 30 établissements mondiaux à risque systémique. Pour ces banques, il existe deux contraintes de solvabilité supplémentaires :
- surcharge de fonds propres de 1% à 3.5% (1% pour le Groupe BPCE),
- création d’un nouveau ratio en plus des exigences demandées par Bâle III : le ratio TLAC (Total loss-absorbing capacity = Capacité d'absorption des pertes) depuis 2019.
Regardez la vidéo sur le TLAC.
Les fonds propres réglementaires : déterminée à partir des fonds propres comptables, la notion de fonds propres prudentiels a été précisée et a évolué en fonction des changements réglementaires initiés par les accords de Bâle III.
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