Qu’est-ce que le risque de non-conformité ?
En 2006, le règlement 97-02 du CRBF (1) a posé les bases réglementaires de la conformité, reprises en grande partie par l’arrêté du 3 novembre 2014 qui lui a fait suite. L'arrêté achève la transposition en droit
français des volets gouvernance et contrôle interne de la directive européenne dite CRD 4 de 2013.
L'arrêté du 3 novembre 2014 consacre un chapitre au « Dispositif de contrôle de la conformité ». Chaque établissement est tenu réglementairement de mettre en œuvre un dispositif de maîtrise de ses risques de non-conformité.
Que dit la réglementation ?
L'arrêté du novembre 2014 ne définit pas directement le terme « conformité », mais définit le risque de non-conformité comme le risque de sanction judiciaire, administrative ou disciplinaire, de perte financière significative ou d’atteinte à la réputation qui naît du non-respect des dispositions propres aux activités bancaires et financières, qu’elles soient :
- de nature législative ou réglementaire, nationales ou européennes directement applicables,
- ou qu’il s’agisse de normes professionnelles et déontologiques,
- ou d'instructions des dirigeants effectifs (directoire) prises notamment en application des orientations de l'organe de surveillance (COS).
Ainsi, pour le banquier, la conformité renforce l’obligation de respecter les normes professionnelles de toute nature : les engagements de la Fédération Bancaire Française (FBF) par exemple, les instruments de l’AMF et
les engagements déontologiques des sociétés d’assurance, et implique un comportement déontologique vis- à-vis notamment de son client. Le respect de la conformité peut alors être résumé de la façon suivante :
Regardez la vidéo.
Ces dernières années, l’auto-administration a pris de plus en plus de pouvoir et les sanctions infligées ont été de plus en plus lourdes. Pour les établissements de crédit, le risque est, en outre, un risque d’image et de réputation.
(1) Comité consultatif de la législation et de la réglementation financière.