Les risques financiers

L’activité d’intermédiation des banques, qui consiste à recevoir des dépôts et à octroyer des crédits, génère naturellement divers risques  dont des risques financiers. Tout l’enjeu consiste à les maîtriser pour éviter la survenance de pertes importantes.

Quels sont les risques financiers de l'activité bancaire ?

Les risques financiers liés au métier d’intermédiation sont nombreux, mais les principaux sont au nombre de trois :

  • LE RISQUE DE LIQUIDITÉ
    Lié à l’utilisation des dépôts clients, généralement à court terme pour des emplois à plus long terme (les crédits octroyés).
  • LE RISQUE DE TAUX
    Survient en raison de l’évolution divergente des taux fixes et des taux variables.
  • LE RISQUE DE CHANGE
    Lié à la variation du cours d’une devise par rapport à une autre monnaie de référence.

Qu'est ce que le risque de liquidité ?

Le bilan d’une banque fait ressortir deux grands types de flux financiers avec ses clients :

  • au passif, la banque collecte des ressources dont une grande partie est à court terme, par exemple les dépôts à vue, certains comptes à terme ;
  • à l’actif, la banque prête pour des durées généralement plus longues, par exemple les crédits immobiliers.

La banque court un risque de liquidité dans la mesure où les déposants peuvent retirer à tout moment leurs disponibilités. Par conséquent, l’établissement financier doit pouvoir les rembourser. Dans le cas contraire, la banque serait exposée au risque de liquidité (cf. la fiche « La liquidité des banques »).

Pour couvrir ses besoins de liquidité, la banque peut recourir notamment :

  • au marché monétaire (banques, assureurs...) mais les récentes crises ont montré qu’il était difficile d’en trouver sur le marché interbancaire compte tenu de la suspicion des banques les unes vis-à-vis des autres.
  • à la BCE qui prête en échange de garanties.

Qu’est-ce que le risque de taux ?

Ce risque est lié à une évolution défavorable des taux lorsque leurs références (fixes ou variables) sont différentes pour une créance et une dette associées. C’est le cas lorsqu’une banque prête de l’argent à taux fixe et se refinance à taux variable. Alors que le taux fixe est figé sur la durée du prêt, le prix de la ressource est fluctuant et peut annuler voire rendre négative la marge réalisée sur l’opération de prêt.

Le risque de taux est donc le risque de voir la rentabilité de la banque se dégrader par une évolution défavorable des taux d’intérêt.

Qu’est-ce que le risque de change ?

Une baisse des cours de change peut entraîner une perte de valeur d’avoirs libellés en devises étrangères. De même, la hausse des taux de change peut entraîner une hausse de valeur en monnaie nationale pour des engagements libellés en devises étrangères. Par exemple, selon le cours euro-dollar, se faire payer à terme en Europe en dollars peut éventuellement diminuer ou augmenter la valeur de la créance accordée à un client américain.

Existe-t-il d’autres risques financiers ?

Un autre risque financier concerne les opérations sur les marchés financiers, c’est le risque de marché. Il est lié à l’évolution défavorable de marchés financiers qui affecte la valeur des titres financiers en portefeuille. Le risque de marché est le risque de réaliser des moins-values.

Les établissements disposant d’un portefeuille de négociation sont exposés à ce risque. La banque utilise pour cette activité ses excédents de capitaux propres et non les dépôts de ses clients.

Que faire pour maîtriser les risques financiers ?

Les risques financiers font l’objet d’une réglementation contraignante qui pousse les établissements de crédit à intervenir à plusieurs niveaux.

  • EN PRÉVENTION PAR LA DIMINUTION DE LA PRISE DE RISQUE
    la fixation de limites d’intervention, un encadrement très stricte des opérations financières, un système de décisions collégiales axé sur les comités internes...
  • PAR LA LIMITATION DES EFFETS
    Mise en place de dispositifs de suivi et de contrôle des risques financiers. La Direction financière réalise les opérations et a pour mission de suivre l’ensemble des actifs et des passifs et la direction des risques exerce une surveillance sur les risques.
  • PAR LA CAPACITÉ À ABSORBER LES RISQUES
    Ces derniers devant demeurer adaptés au niveau des fonds propres.

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