La transition environnementale

Avec les évolutions climatiques de plus en plus perceptibles et la montée d’une conscience écologique dans la population, le modèle économique actuel est questionné de toute part. Ainsi, la transition environnementale est une question qui émerge et dans laquelle les Caisses d’Epargne et le Groupe BPCE possèdent une véritable expertise.

C’est quoi la transition environnementale ?

La transition environnementale ou croissance verte, est un modèle économique alliant le développement économique à la préservation des actifs naturels, c’est-à-dire ne pas consommer plus de ressources que ce que l’écosystème peut produire. C'est donc une croissance économique soutenable en recherchant à diminuer l'impact des activités dans un objectif de protection de l'environnement, d'une meilleure gestion des ressources naturelles et d'une réduction des inégalités. La dimension environnementale et sociale sont indissociable, car ce sont les personnes les plus précaires qui subissent davantage les conséquences des évolutions climatiques.

Cette dynamique de transformation de l’économie vers des modes de production et de consommation plus respectueux s’articulent majoritairement grâce à trois axes :

  • Développer des technologies pour optimiser et réduire la consommation de matières premières dont les énergies fossiles ;
  • Réduire des émissions de gaz à effet de serre et donc lutter contre le réchauffement climatique ;
  • Préserver les biens et services environnementaux : biodiversité, eau, sol, air, etc.

Véritable relai de croissance pour les entreprises et les banques, la transition environnementale se matérialise notamment par la transition énergétique à savoir la fin des énergies fossiles (voir zoom) et de la transition écologique (nécessité de qualité et de sobriété), due de plus grandes attentes de la population et une recommandation de la communauté scientifique. En effet, les citoyens sont à la recherche de modes de consommation plus respectueux de l'environnement et des individus.

Dans ce cadre, et facilitées par la transformation digitale (voir la fiche repère), de nouvelles formes d'échange émergent comme l'économie circulaire, dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources naturelles (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets.   

Pourquoi cette transformation est de plus en plus perceptible dans la société ?

Le succès de la transition environnementale repose sur des constats scientifiques, mais aussi populaires. La fréquence et l’intensité des évolutions climatiques et des catastrophes naturelles n’ont cessé d’augmenter durant la dernière décennie, questionnant notre modèle économique par le plus grand nombre et les conséquences de ses activités. 

En effet, l’augmentation de la population mondiale et de la consommation (énergétiques, biens, eau) ont entrainé une surexploitation des ressources terrestres et une raréfaction progressive des ressources non-renouvelables. Bien que leurs effets néfastes ont déjà été étudiés dès les années 50, ce modèle a perduré, augmentant les prix à long terme des matières premières, notamment dans les pays du Sud. Engendrant des conflits, la disparition progressive des matières premières augmentent aussi les inégalités des populations locales, comme un mauvais accès au soin ou à l'eau. 

Zoom sur l'Accord de Paris

L'Accord de Paris a été signé par 196 pays depuis 2015 et est le premier texte mondial mondial visant à endiguer le réchauffement climatique. Cet accord permet d’entériner de grands objectifs au niveau international et a permis un dialogue des différents parties prenantes (Etats, ong, entreprises) :
- Contenir le réchauffement climatique entre 1,5 et 2° maximum ;
- Arrêter progressivement les investissements des énergies fossiles ;
- Atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. 


C'est quoi un bilan carbone ?

Rendu obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés avec la loi Grenelle II de juillet 2010 et mis en application l'année suivante, le bilan carbone est une méthode visant à comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise à partir de données facilement disponibles. Ce bilan permet à l’entreprise de parvenir à une bonne évaluation de ses émissions directes ou induites par son activité, afin de pouvoir concevoir et mettre en place un plan de réduction de ses émissions.

Face à l'épuisement des ressources et après une croissance fondée essentiellement sur les énergies fossiles et avec des réglementations de plus en plus restrictives, l’ensemble des acteurs économiques se tourne vers une croissance plus vertueuse pour pérenniser les sociétés humaines. Ainsi, les enjeux de la transition environnementale nous demandent de repenser profondément de nombreux sujets, comme par exemple :
  • Les villes : permettre la rénovation énergétique des bâtiments ;
  • La mobilité : favoriser les transports en commun ou les alternatives peu polluantes comme le vélo ;
  • Les énergies : développer les filières sur les énergies renouvelables, leur présence sur l’ensemble des territoires, comme sur les toits des habitations par exemple ;
  • Etc. 

Cliquez sur l'image pour zoomer.

Comment les banques organisent leur transition environnementale ?

Les banques doivent s'adapter en répondant à de nouvelles exigences réglementaires. Des métiers se transforment, avec l'aide d'experts qui prennent en compte les impacts de leurs activités. Ainsi, elles sont sollicitées pour financer des projets de transformations à grande échelle : amélioration énergétique des bâtiments, énergies renouvelables, agriculture durable, etc. Elles peuvent aussi émettre des produits verts labellisés qui reconnaissent leurs impacts vertueux pour la planète, comme les investissements socialement responsables (ISR). Ils ont des critères plus ou moins restrictifs et généralistes, en intégrant par exemple une dimension sociétale et de bonne gouvernance.


Depuis quelques années et sous l'impulsion de la Banque centrale européenne, les recommandations et obligations se sont renforcées pour inciter les banques à intégrer le climat comme un risque pour leurs activités. C’est ce que l’on appelle le risque climatique et environnemental et il en existe deux grands types :

  • Risque physique : qui englobe l’ensemble des pertes directes causées par les phénomènes climatiques, comme les ouragans, les tempêtes, mais aussi l’augmentation des températures ;
  • Risque de transition : qui renvoie à toutes les conséquences économiques et financières d’une transition bas-carbone, visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, les évolutions des réglementations sur des produits jugés trop polluants, les modifications des comportements des consommateurs qui vont devoir forcer les entreprises à adapter leurs activités, la réputation des entreprises ainsi que la transition vers des technologies (mobilités douces, etc.) ayant moins d’impact sur l’environnement font partie intégrante du risque de transition.
Un premier stress-test climatique a été mené par l’ACPR en France en 2021, prouvant l’importance de ce sujet pour les établissements bancaires. L’exposition à ce risque a été défini comme modéré, soulignant les engagements déjà pris depuis plusieurs années. Les efforts doivent continuer pour pouvoir contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

En tant que bancassurance, il s'agit d'intégrer ce facteur durant l'attribution des assurances, afin qu'elles soient adaptés et ne menacent pas la stabilité financière de l'établissement. 

 

Cliquez sur l'image pour zoomer.

Quel est le rôle de la Caisse d’Epargne et du Groupe BPCE dans la transition environnementale ?

Par son statut de banque coopérative et de sa mission de développement du territoire, les Caisses d’Epargne sont des acteurs qui participent à cette nouvelle vision de l’économie. Ainsi, en 2024, elles représentent 26% des expositions des énergies renouvelables des entités BPCE, soit 4,2 milliards d'euros.

De plus, elles développent une offre de produits verts permettant le financement des projets sociaux et solidaires sur leur territoire, comme avec le livret d’épargne de développement durable et solidaire. En 2024, les Caisses d'Epargne possédaient 15,7 milliards d’euros d'épargne responsable. Par ces nouveaux outils, elles continuent à être proches des attentes de leurs clients et des valeurs de développement durable.

De plus, les Caisses d'Epargne s'inscrivent pleinement dans cette démarche, en intégrant des critères de développement durable dans leur fonctionnement : réduction de la consommation énergétique, de papier, etc. Entre 2019 et 2024, le réseau des Caisses d’Epargne a baissé de plus de 16% leurs émissions de gaz à effet de serre.

Cliquez sur l'image pour zoomer.



De plus, Mirova, filiale du Groupe BPCE, est un acteur de référence dans la finance durable. Société de gestion de conviction qui propose à ses clients des solutions d’investissement permettant d’allier recherche de performance financière et impact environnemental et social, son objectif est de contribuer à une économie plus durable et plus inclusive, en accroissant son impact positif sur les sujets environnementaux, mais aussi sur la réduction des inégalités. En 2024, Mirova possédait plus de 32 milliards d’encours sous gestion et a vu ses actifs plus que quadruplés en 5 ans, lui permettant de financer des projets sur la transition énergétique, le capital naturel, la diversité et la solidarité.

ZOOM : la transformation énergétique et les énergies fossiles

La transformation énergétique - c'est-à-dire l'adoption des transformations du système de production, de distribution et de consommation d’énergie effectuées sur un territoire dans le but de le rendre plus écologique - a été enclenchée il y a quelques années par certains Etats, mais ces derniers se situent face à un dilemme. Malgré une prise de conscience des impacts environnementaux, le besoin en énergie ne cesse d’augmenter et représente 30% des émissions de gaz à effet de serre en France.

Les solutions énergétiques plus vertueuses existent, comme l’éolien ou le solaire, mais leur croissance reste faible et la période de transition entre ces deux scénarios énergétiques devrait durer plusieurs décennies. Les investissements massifs dans la mobilité verte est un moyen pour transiter vers un modèle plus vertueux, afin de limiter la demande et donc réduire la consommation.


Cliquez sur l'image pour zoomer.

Pour conclure et valider la lecture de la fiche :

Vous avez déjà validé cette fiche.

Retour