Comment les Caisses d'Epargne se sont adaptées pour mieux accueillir le public ?
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Après plusieurs déménagements successifs, la plupart des Caisses d’Epargne décideront, peu à peu, d’acquérir leurs propres locaux. La Caisse d’Epargne de Paris achète ainsi en 1842 un bâtiment construit au XVIIIe siècle, l’hôtel Thoynard (à gauche), dont elle est encore propriétaire aujourd’hui.
Plus tardivement, d’autres Caisses d’Epargne font également l’acquisition de bâtisses anciennes pour installer leurs services. Celle de Bourges établit ainsi ses locaux dans une maison construite entre 1513 et 1515 dite maison Pelvoysin. Ce bâtiment abrite encore de nos jours une agence.
Ces exemples sont toutefois minoritaires. Car, dans leur grande majorité, c’est plutôt la voie de la construction de leur propre édifice que les Caisses d’Epargne vont massivement emprunter. Elles vont ainsi, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, faire réaliser partout des bâtiments qui contribuent à enraciner leur image au cœur des habitants et des territoires, de manière durable, et encore aujourd’hui (à gauche, Issodoun).
Car si l’édification de leurs hôtels témoigne de l’importance et du succès des Caisses d’Epargne, il rend surtout compte de leur souci d’exalter, par le bâti, les valeurs de l’épargne dont elles sont dépositaires. C’est ainsi que se forge alors un style architectural spécifique aux Caisses d’Epargne.
Ces bâtiments sont construits dans le style dit « éclectique », courant architectural de l‘époque qui consiste à mêler des éléments empruntés à différents styles de l’histoire de l’art (néo-Renaissance, néo-classique, voire néo-mauresque).
Le néo-Louis XVI est ainsi largement utilisé, avec des ornements de façades s’appuyant sur des colonnades. Certains hôtels s’inscrivent dans la veine néo-gothique, d’autres, plus rares, sont d’influence Art nouveau (à droite).
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