Comment les Caisses d'Epargne se sont impliquées dans le développement des jardins ouvriers ?
C’est la Caisse d’Epargne d’Amiens qui inaugure le mouvement dès 1907, bientôt suivie par plusieurs de ses homologues, notamment à Guéret, Besançon, Coulommiers, Villefranche-sur-Saône (à gauche), Saint-Jean-d’Angély, Pau ou bien encore Tarbes.
Avant la Grande Guerre, 55 d’entre elles concourent désormais localement à l’œuvre des bains-douches. Dans l’entre-deux-guerres, le mouvement connaît une nouvelle expansion, notamment grâce au soutien d’un nombre croissant de Caisses d’Epargne. 168 d’entre elles consacrent en 1929 des fonds à la création ou à l’administration des bains douches, soit par l’intermédiaire de sociétés dédiées, soit directement.
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Bien souvent, les Caisses d’Epargne sont en effet elles-mêmes propriétaires des locaux abritant les bains-douches, en assurent la gestion quotidienne, « affrétant » un employé à l’administration et à l’accueil.
Ces établissements de bains fermeront leurs portes dans la seconde moitié des années 1960, leur utilité n’ayant plus cours en raison de la généralisation progressive du confort sanitaire dans les logements.
L’action des Caisses d’Epargne au bénéfice des bains-douches ne relève toutefois pas de la simple anecdote et de la nostalgie. Elle témoigne de l’attention portée de tout temps, et encore de nos jours, par les Caisses d’Epargne aux besoins locaux dans le champ de l’
économie sociale et solidaire et de leur empreinte sur les territoires.