Les logements sociaux

Financeurs des logements sociaux, appelés avant "habitations à bon marché", depuis 1888 et fort de cet héritage historique, les Caisses d'Epargne sont aujourd'hui un acteur majeur du logement social : premier banquier privé des organismes de logement social, impliquées dans la gouvernance d'un bailleur sur trois, elles sont également opérateur de premier plan, dont le parc se compose de plus de 240 000 logements.

Pourquoi créer des logements sociaux ?

La préoccupation de loger les familles les plus modestes est une réflexion ancienne. Pour autant, il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour que la mesure de l’enjeu soit prise en compte. Alors que l’avènement de la société industrielle engage un exode rural massif vers les villes dans lesquelles la demande de logements excède largement l’offre, les grandes épidémies de choléra des années 1830 témoignent des dangers sanitaires que représente l’habitat insalubre, considéré par ailleurs comme un possible foyer insurrectionnel.

Dans le domaine, le Second Empire est marqué par des expériences pilotes (cité Napoléon, familistère de Guise - à droite -, pavillons de Mulhouse). Il faut néanmoins attendre l’avènement de la IIIe République pour que la question du logement devienne un des sujets de la sphère sociale.

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Depuis quand les Caisses d'Epargne sont parties prenantes dans la construction des logements sociaux ? 

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C’est dans ce cadre et à cette époque que de premières réalisations portées par des philanthropes voient le jour. En 1886, à Lyon, Félix Mangini fonde, avec l’appui de la Caisse d’Epargne dont il est président, la Société anonyme des logements économiques et fait construire des immeubles collectifs dans les faubourgs de la ville. Première expérience du logement de masse en France, ces réalisations constituent un formidable bond en avant et la preuve de la possibilité et des bienfaits d’offrir à tous un habitat salubre.

A Marseille en 1888, Eugène Rostand, président de la Caisse d’Epargne des Bouches-du-Rhône, est le premier à mettre en évidence la place que doit jouer l’épargne dans le financement du logement social et le rôle des Caisses d’Epargne dans ce mécanisme. Il fait bâtir, sur les fonds de la Caisse d’Epargne, des maisons à bon marché, dotées du confort moderne dans le quartier de la Capelette (à gauche).

Cet emploi se généralisera au cours de la première moitié du XXe siècle, période pendant laquelle un nombre croissant de Caisses d’Epargne utilise leur fortune personnelle à la construction et à l’acquisition d’habitations à bon marché, ou à l’achat d’obligations de la Société des habitations à bon marché.

Le mouvement de l’habitat social est né. Il doit ainsi beaucoup aux idées novatrices de ces quelques pionniers du XIXème siècle, parmi lesquels ces deux hommes des Caisses d’Epargne, aux yeux desquels l’habitat social constitue un facteur de progrès et d’intégration sociale.

En autorisant le financement de l’habitat social par les fonds du livret A, la loi Siegfried de 1889 prélude par ailleurs au mécanisme de placement actuel des fonds d’épargne réglementée. En 1912, la loi Bonnevay donne une nouvelle impulsion décisive et offre à l’habitat social son ancrage public. Le texte désigne par ailleurs les Caisses d’Epargne comme un des acteurs de la gouvernance de ses bailleurs, consacrant ainsi leur rôle. Les lois de 1999, portant réforme coopérative des Caisses d’Epargne, puis de 2008 ont rappelé récemment cet engagement de longue date en faveur de l’intérêt général.

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Fort de cet héritage historique, les Caisses d’Epargne sont aujourd’hui un acteur majeur du logement social : premier banquier privé des organismes de logement social, impliquées dans la gouvernance d’un bailleur sur trois, elles sont également un opérateur de premier plan, dont le parc se compose de plus de 240 000 logements (au dessus - Tourcoing).

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