La cryptomonnaie

Dans un monde en constante évolution, le digital occupe de plus en plus de place. Ces transformations touchent tout le monde, tous les secteurs et le monde bancaire n'y échappe pas. La cryptomonnaie qui préexistait est en pleine expansion grâce à la dynamique de numérisation du monde. Cette fiche repère vous permettra de comprendre le fonctionnement et les enjeux de la cryptomonnaie

C'est quoi un cryptoactif ?

Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF), un crypto-actif désigne « des actifs numériques virtuels qui reposent sur la technologie de la blockchain à travers un registre décentralisé et un protocole informatique crypté ». Le type de cryptoactif le plus connu est la cryptomonnaie, mais ce n'est pas le seul. En effet, la catégorie des cryptoactifs regroupe plusieurs types d'actifs dont les plus courants sont les cryptomonnaies, les jetons utilitaires, et les jetons non fongibles (NFT) etc.

Qu'est ce que la cryptomonnaie ?

Une cryptomonnaie est une devise numérique décentralisée qui utilise un protocole nommé blockchain pour assurer la fiabilité et la traçabilité des transactions. Elles n'ont donc pas de support physique comme des pièces ou des billets, car elles sont entièrement virtuelles et stockées dans un portefeuille numérique protégé par un code secret appartenant à son propriétaire. Des plateformes d'échanges (Binance, Coinbase, Bitstamp, etc.) servent à acheter et revendre de la cryptomonnaie en ligne.

Nées d'Internet et de la mondialisation, elles ne dépendent pas d'une banque centrale et ne constituent en rien des unités monétaires officielles comparables au dollar, à la livre sterling ou à l'euro. Elles fonctionnent sur un mode décentralisé et n'ont pas de cours légal. Les cryptomonnaies s'établissent donc sur des relations de type pair-à-pair. Néanmoins, certains pays essayent de les encadrer, c'est notamment le cas en France où les gains réalisés par la cryptomonnaie sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (30 %).

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La blockchain, c'est quoi ?

Développée à partir de 2008, la blockchain est en premier lieu une technologie de stockage et de transmission d’informations. Fonctionnant sans organe central de contrôle, elle offre de hauts standards de transparence, d'anonymat et de sécurité.

Plus concrètement, la blockchain permet aux utilisateurs connectés en réseau  de partager des données sans intermédiaire. Elle représente une innovation majeure qui est notamment utilisée dans le secteur bancaire. En effet, historiquement, la blockchain s’est développée pour soutenir des transactions réalisées via les crypto-actifs, dont les Bitcoins.

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Néanmoins, son usage ne se limite pas aux cryptoactifs : de nombreux domaines et secteurs d’activités, marchands ou non marchands, publics ou privés, utilisent déjà la blockchain ou prévoient de le faire dans les années à venir.

ZOOM sur le Bitcoin

La première cryptomonnaie à avoir vu le jour, et sans doute la plus célèbre d’entre elles, est le Bitcoin. Créé en 2009 par un programmeur utilisant le pseudo Satoshi Nakamoto, il a mis en avant le principe de blockchain et a entrainé la création de nombreuses autres devises numériques cryptées.
Le Bitcoin est la plus importante cryptomonnaie décentralisée avec une capitalisation de plus de 1 000 milliards de dollars en mars 2021.

Depuis sa création en 2009, le Bitcoin a été utilisé majoritairement comme moyen d’échange par des réseaux criminels, que cela soit pour des jeux d’argent, pour des substances illicites ou encore des bases de données piratées. Néanmoins, ces dernières années, la crypto-monnaie a mûri et ces activités illégales ne représentent plus qu’une part minoritaire.

Depuis la fin de l'année 2020, de nombreuses entreprises communiquent sur des achats ou des utilisations futures du Bitcoin. Par exemple, Mycrostratégy a investi 250 millions de dollars en août 2020. Paypal suit en octobre 2020, annonçant qu'il sera possible de s'en procurer via leur plateforme. De plus, Tesla annonce avoir investit près d'1,5 milliards de dollars en février 2021, mais quelques mois plus tard, Elon Musk est revenu sur sa décision.

Quels sont les risques liés à la détention de la cryptomonnaie ?

Les cryptomonnaies sont relativement indépendantes des conjonctures politiques et économiques : leurs cours sont déterminés par la loi de l’offre et de la demande. Tout ceci rend les devises virtuelles extrêmement volatiles. C’est ce caractère instable du à la volatilité qui représente le risque le plus important en matière d’investissement dans les cryptomonnaies. Par exemple, le cours du Bitcoin est passé de 49 000 dollars le 8 septembre 2024 à 90 000 dollars le 1er janvier 2025. 

Les cryptomonnaies ne sont pas placées sous l’égide des banques centrales et même si une législation tend à émerger, elles échappent encore au contrôle des États et des établissements financiers. En pratique, le Bitcoin et les autres devises numériques ne possèdent ni cours officiel ni valeur nominale. Du fait de cette absence de régulation, les investisseurs ne bénéficient d’aucune garantie légale de remboursement en cas de perte d’unités de cryptomonnaie suite à une défaillance technique, une erreur humaine ou un vol.

Malgré des systèmes en apparence sûrs, les risques de piratage et de vol de cryptomonnaie sont réels. D’autant qu’aucune institution ne supervise les protocoles de sécurisation des données relatives aux devises virtuelles. 

Où en est la BCE ?

Depuis quelques temps, la banque centrale européenne à pour projet de créer un euro numérique, aussi appelé e-euro. Il s'agit d'une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) et aura pour but de compléter la monnaie physique (billets, pièces) et sera contrôlé et émis par la BCE. Il disposera des mêmes fonctions que la monnaie traditionnelle.


Cette MNBC constituerait une solution de paiement supplémentaire, plus facile à utiliser, contribuant ainsi à l’accessibilité et à l’inclusion bancaire. Elle combinerait l’efficacité d’un instrument de paiement numérique et la sécurité d’une monnaie de banque centrale. L’Eurosystème conservera la circulation de billets et pièces, dans l’ensemble de la zone euro.

Néanmoins, l'aboutissement de ce projet pourrait créer quelques problèmes et être une menace sur le modèle des banques, en drainant par exemple de l'argent des banques de détail vers ces comptes. Cela est estimé par Morgan Stanley entre 15 et 18% des euros conservés par celles-ci, soit environ 256 milliards d'euros. De plus, de nombreuses interrogations sur la protection des données des utilisateurs sont encore à éclaircir pour un projet qui ne rencontrerait pas son public. En effet, selon une étude de la BCE, 58% des personnes interrogées déclarent qu'ils n'utiliseront pas l'euro numérique. 

 

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